La révolution mexicaine.

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Juarez 1911.

L’homme qui distribue les cartes fait face à Jim Parker. Pendant qu’il balance des mains pourries aux joueurs, ses yeux clignotent vivement en direction d’un spectateur fluet qui pourrait passer pour mexicain. Celui-ci, Toni, se tient en retrait de la table de poker et sirote du bout des lèvres un vieux whisky. Il est habillé comme les autres : chemise à jabot et tout le tralala. Avant de se retrouver à Cameron, à 15 km d’Albuquerque, Parker a vendu son maigre savoir-faire à des types vêtus comme des pingouins, il connaît ce genre-là. Mais il est resté fidèle aux fringues boueuses que sa mère brossait dans leur ferme de Durango. Le seul élément vestimentaire qui impressionne chez lui est son Colt Peacemaker, huilé plus qu’il n’en faut, et prêt à servir à tout moment de la journée.

Ce 7 mai 1911, Jim Parker comprend que ses rares dollars prennent le chemin des poches de l’homme situé à sa droite, un commerçant amoureux d’une chanteuse qui arrondit ses fins de mois derrière une table de jeux.
Un brelan aux dix. Le moustachu à sa gauche pose ses cartes sur la table avec componction puis éclate d’un rire gras assuré. Parker darde un coup d’œil vers lui : il doit 700 dollars au moustachu. L’homme comprend qu’il doit la boucler s’il veut sortir vivant de l’arrière-salle de l’hôtel Irish.

-  Je n’ai plus d’argent, dit Parker.

-  Toni, tu peux prêter à notre ami ? demande le croupier.

-  Je les ai à la maison, je vous les apporte d’ici une heure, dit l’homme fluet, toujours debout.

Jim récupère son Stetson, se lève et salue la compagnie d’un coup de menton. Il tire de sa poche de pantalon un petit cigare qu’il allume en gagnant la porte du saloon. Toni, qui dort debout après minuit, le rejoint sur les marches en bois et s’appuie contre l’un de montants de la véranda.

- Mon nom, c’est Toni Hernandez, dit-il. Et tu me dois 700 dollars.

-  Mexicain ? dit Parker.

-  Mon père est né à Tijuana mais ma mère est de Tucson. Tu t’es fait lessiver, ce soir.

-  J’ai l’impression que ces types sont des tricheurs mais je ne pourrai pas le prouver.

-  Tu dors à l’hôtel ?

-  Je pensais le faire mais maintenant, je vais avoir du mal.

-  Je peux te loger, j’habite à 300 mètres.

-  Et tu ferais ça pour quoi ? dit Parker.

-  Je peux te proposer une affaire qui te permettra de me rembourser. Tu ne risques rien chez moi, j’ai deux enfants et une chambre d’amis. Si mon offre ne t’intéresse pas, tu peux dormir quand même à la maison. Mais il faudra rembourser.

-  J’arrive. Mon cheval est sur l’arrière.

Les deux hommes sont attablés dans la pièce principale. La demeure de Toni Hernandez est construite sur deux niveaux ; les enfants dorment à l’étage. Parker a ôté son chapeau et il parait plus jeune sans couvre-chef. On lui donne la trentaine alors qu’il en compte trente-cinq. Sous la lumière de la lampe à huile, son visage buriné par le vent dit bien son ascendance paysanne.

Ils sont installés dans un patio à la mexicaine et Parker comprend que Toni Hernandez n’est pas le premier venu. Celui-ci vient d’expliquer à Parker le travail qu’il devra effectuer en guise de remboursement.

-  Je sais tirer mais je n’ai encore tué personne, dit Parker.

-  C’est bien payé et au Mexique, les gringos sont considérés. Tu as peur ?

-  Je n’ai pas peur de la loi. Si j’hésite, c’est par morale.

-  Ce fumier a kidnappé ma femme. Pour mille dollars, tu me rends mon honneur. Cinq cents de plus, si tu la ramènes ici. Tu as de la famille ? dit Hernandez.

-  Mon père est mort l’année passée, piétiné par un cheval. Ma mère vit toujours à quinze kilomètres de Durango, en forêt.

-  Qui s’occupe de ta ferme, alors ?

-  Un métayer. Je ne suis pas fait pour la culture. Ces jours-ci, pourtant, je bêchais des oignons pour me faire un peu d’argent. J’étais le seul blanc, tous les autres étaient indiens. Parle-moi de cette révolution Mexicaine.

-  Porfirio Diaz est contesté par un certain Maduro. Il existe deux fronts et celui du nord est dirigé par Pancho Villa et Orozco. Ils arrivent sur Ciudad Juarez et c’est la grande attraction pour les américains qui suivent ce bordel à la jumelle depuis les terrasses d’El Paso.

-  Mais le type à éliminer habite Juarez ou El Paso ?

-  Juarez.

-  Bon. Laisse-moi la nuit pour réfléchir, je prendrai ma décision demain matin.

Le cheval de Parker ne porte aucun nom mais il avance sans faiblir. Son maître a décidé de partir tôt et d’accepter la proposition d’Hernandez. Plus près du Mexique, la vie d’un homme est sans grande valeur et Jim essaie de se convaincre qu’il a fait le bon choix. Le soleil est haut dans un ciel uniformément bleu, la poussière voltige sous les sabots du cheval et dans les champs alentour les travailleurs sont originaires du mauvais côté du Rio Grande. Parker dépasse Rincon et met sa bête à l’abri d’une gare au crépi fendillé. Une gargote de bord de route propose des boissons fortes. Il s’installe derrière une table et pose son chapeau. Puis commande un grand verre de bière et un plus petit rempli de whisky.

Plus Parker progresse vers le Mexique, plus la sécheresse prend possession du décor. Il s’éponge le front et, en fermant les yeux, perçoit la rumeur d’une foule distante d’un bon kilomètre. Il se tourne vers son voisin en indiquant la direction du bruit.

-  Rodéo, dit l’autre.

-  Ils sont fameux ?

-  Bronco Texas n’est pas mauvais, ça peut plaire.

Jim remercie d’un coup de menton et se met en route vers l’arène dédiée au rodéo.

Chacun leur tour, trois cow-boys roulent dans la poussière, soulevant une odeur de fumier vers les narines américaines. Les paris se tiennent à quelques mètres de Parker mais sa mauvaise passe au jeu lui interdit de participer. Une fille portant un Stetson bleu se présente maintenant sur un petit cheval apache à robe blanche et noire. Quelques secondes plus tard, elle voltige en hurlant, sous les vivas de la foule. Un homme à cheveux blancs et lavallière noire tire sur un gros cigare à trois mètres de Jim.

-  Je descends à El Paso, dit Parker, vous me conseillez quelle route ?

-  Tu n’as pas le choix mon garçon, tu dois passer par Las Cruces. Tu sais que les troupes de Madero arrivent sur Juarez ?

-  Oui, on m’a dit ça.

-  Tu seras aux premières loges. Tu t’installes sur ton pliant au bord du Grande et tu assistes en direct à la révolution Mexicaine.

-  J’ai mieux à faire.

-  Oui, oui, je plaisantais, dit le vieil homme en applaudissant une brune cavalière, dont le sein droit jaillit hors de son logement quand l’alezan qu’elle monte la jette à terre.

Après deux bourbon à la buvette du Rodéo, Jim Parker tourne le dos à l’arène, récupère son cheval à la gare et se met en quête d’une auberge.

Le soleil claque. La route brûlante pétille sous la sécheresse. Dans les champs bordant l’artère, des ouvriers agricoles, mexicains pour la plupart, arrosent des plans d’oignons et de salades. Les villages se suivent : Donna Anna, Las Cruces, San Miguel, Anthony. Il est 23 heures quand Parker pénètre dans El Paso. Il gagne l’extrémité de la ville et parvient au bord du Rio Grande. Quelques badauds observent à la jumelle la rive Mexicaine. On entend des coups de fusils isolés en provenance de Ciudad Juarez. Parker se rapproche d’un homme blond, feutre noir et appareil photo en bandoulière.

-  Excusez-moi, peut-on gagner Juarez ?

-  Bien sûr. Dans ce sens-là, c’est pas un problème. J’y vais demain prendre des photos pour mon journal, je vous y emmène si vous voulez.

-  Je suis à cheval.

-  Moi aussi. John Forsithe, dit-il en tendant la main.

Il est 10 heures du matin, ce 9 mai 1911, quand John Forsithe et Jim Parker franchissent le Rio Grande par le pont à l’architecture métallique. Autour d’eux, des mexicains courent dans les rues, dépenaillés mais tous armés de fusils Mauser. Des coups de feu claquent dans les artères qui conduisent au centre ville. Brusquement, un bataillon égaré de fédéraux en uniforme traverse devant les chevaux en tirant dans leur dos. Des partisans de Pancho Villa, à cheval eux aussi, poilus et aux cartouchières croisées sur le ventre chargent en hurlant « Viva Villa ».

Parker, ébahi ne sait quoi faire. Forsithe descend de cheval et agrippe à deux mains son appareil photo.

-  Va te mettre à l’abri, Jim, moi je vais prendre Orozco et Madero en photo, je l’ai promis à mon directeur.

-  C’est la guerre ?
-  Villa et Orozco sont passés à l’attaque contre la volonté de Madero. Ils veulent se faire les fédéraux. Tu peux retourner à El Paso.

-  Non, j’ai quelqu’un à voir.

-  Bonne chance à toi, mon ami.

Là-dessus, tirant son cheval, Forsithe disparait dans une rue transversale, le corps plié en deux, attentif. Parker fait la même chose. Il descend de sa monture et emprunte une ruelle à sa droite. Puis dans l’ombre d’une construction décrépite, consulte les indications transmises par Hernandez :
« Emilio Valencia, Calle Begonias » .

Un federal passe en courant à quelques mètres et, touché dans le dos, s’écroule dans la poussière. Deux moustachus aux visages de paysans et aux chapeaux larges arrivent et confisquent la Winchester de l’homme à terre. Puis lèvent leurs armes vers Parker mais, reconnaissant un américain, font demi-tour en haussant les épaules. Pas téméraire, Parker décide de retirer son chapeau et de laisser ses cheveux blonds en évidence. En avançant vers l’est, Calle Acacias, il croise un groupe à cheval qu’il identifie comme insurgé. Puis une auberge à l’enseigne brinquebalante se présente à sa droite. Il court se mettre à l’abri, fait rentrer son cheval dans le patio, l’attache à un oranger et pénètre dans les lieux.

Dix minutes plus tard, Parker comprend qu’il est entré dans un débit de boissons flanqué d’un bordel à l’étage. Des mexicaines grassouillettes se présentent régulièrement au bar en réclamant de la Téquila pendant que quelques pacifistes endimanchés lapent de la bière dans des chopes en grès. Un gros bonhomme vêtu en lin blanc réclame de l’eau pour son whisky.

-  Nous n’avons plus d’eau depuis deux jours, rappelle le barman.

Les chevaux labourent la terre ocre jaune.

Les fusillades crépitent à deux rues.

Les prostituées agitent leurs boucles d’oreilles.

La fumée des cigares noie le décor.

Parker fait signe à une professionnelle de 18 ans au teint foncé et à la bouche prometteuse.

-  Je vais sortir mais je rentre d’ici trois heures. Tu me gardes ta nuit ? dit-il.

-  Tu paies en dollars ?

-  Si tu veux.

-  Je t’attends jusqu’à 5 heures de l’après-midi. Après je vais faire la révolution.

-  Ah bon, vous avez des horaires ?

-  J’ai besoin d’argent mais mon frère est mort sous les balles des fédéraux. Je dois aider.

-  Oui, bien sûr. Je serai là, dit Parker.

Puis il sort de la maison au crépi effrité. Sur la route, les hommes de Pancho progressent de maison en maison. Les baraques sont perforées comme des passoires. Deux brancardiers de la Croix Rouge passent en courant et se penchent vers une fillette à l’agonie contre un mur. Parker se met dans les pas des troupes à pied. Et soudain, Pancho Villa est à trois mètres, haranguant ses hommes, du haut de son cheval, la moustache frisottée, un six-coups à la main.

-  On va prendre l’école, compadre. Je veux la peau de Navarro, hurle-t-il.

Ses hommes serrent le poing vers lui. Ils détestent le général Navarro. Villa jette un coup d’œil sur Parker, se détourne et pousse son cheval vers l’école. La terre est brûlante, Parker a soif, le soleil claque sur les façades chaulées en blanc. Il lève la tête et note le nom de la rue : Calle Bégonias.

-  Nous y sommes, murmure l’américain.

Il se souvient des renseignements d’Hernandez : une maison en adobe flanquée de deux orangers en façade. Pas d’étage. Il abandonne les combattants et s’écarte de leur progression pour bifurquer dans la rue où habite Emilio Valencia, le voleur de femmes.

La maison de terre séchée est située à 150 mètres du croisement. Les oranges sont encore vertes mais ça ne va pas durer. L’endroit est modeste et bien tenu malgré les impacts de balles qui flanquent la façade. Valencia est invisible mais une jeune femme nerveuse contemple la rue, l’oreille à l’écoute de la mitraille qui se rapproche puis s ‘éloigne selon le mouvement des troupes. Elle porte une robe bleue délavée, ses cheveux auburn sont maintenus par un peigne et elle est manifestement américaine.

-  Ann, crie une voix dans son dos.

Elle se retourne vivement et sourit à une mexicaine âgée, chargée d’un panier de linge. Parker crève de chaud et meurt de soif. Il décide de se mettre à l’abri d’un jacaranda flamboyant planté devant une construction aux volets clos. Des hommes de Villa aux chapeaux larges progressent sur les terrasses qui lui font face et tiennent le carrefour face aux fédéraux égarés. Parker aperçoit en se retournant une jarre remplie d’eau douteuse en équilibre sur une margelle. Il s’en saisit et, mort de soif, la porte à ses lèves. Au même moment, celui qu’il attend débarque, encadré par deux hommes aux cartouchières croisées. Ann, qui le guettait, sort devant la maison et se jette dans ses bras.

Un enlèvement ? murmure Parker pour lui-même. Le groupe de mexicains s’engouffre dans la maison de Valencia et Parker quitte l’ombre de l’arbre. Puis regagne, tête nue, la Casa Azul où l’attend Raquel, la prostituée intermittente.

A 9 heures du soir, Parker a fait son affaire et Raquel descend soutenir la révolution. Pas longtemps, dit-elle, ce qui amuse l’américain. Avant cela, elle a eu le temps de préciser qu’Emilio Valencia est un homme d’avenir. Il soutient Villa, Orozco et Garibaldi. On prétend que sa maison est une armurerie secrète. Sa femme américaine est formidable, à ce qu’il paraît.

-  Sa femme ?

-  Oui, ils sont mariés depuis deux semaines. Fais-moi l’amour, cow-boy.

-  Je n’ai plus les moyens.

-  Cette fois-ci, tu ne paieras pas.

Bien plus tard, la jeune fille revient dans la chambre, les joues rouges, un révolver dans ses jupes. Parker, au fond du lit, lève un cil et bougonne.

-  Il est quelle heure ?

-  Minuit. J’étais avec Villa pour libérer les hommes à la prison municipale. Demain, nos troupes vont prendre l’église. La révolution va gagner, Parker.

-  Parfait. Viens poser tes fesses contre mon ventre.

A 10H, le 10 mai, Villa et ses hommes déciment un régiment de cavalerie autour du marché. Un peu plus loin, Jim Parker progresse de maison en maison, calle des Bégonias. Il a confié son révolver au patron de l’auberge pour éviter qu’on le confonde avec un combattant. Des femmes chantent derrière des murs de torchis. Il avance, dans l’odeur du sang, de la poudre et de la mort en marche.

A midi, l’armée fédérale de Ciudad Juarez hisse le drapeau blanc par une fenêtre de la caserne. Navarro s’apprête à remettre son arme à Garibaldi. Mais dans les rues, la guérilla continue, sourde et rageuse. Les scènes de pillage sont négligées par les combattants qui marchent et courent à perdre haleine dans les rues brûlantes. Ann, informée de la victoire par un messager, sort devant sa demeure en adobe et crie sa joie au monde entier. Une rafale de mitrailleuse la coupe en deux, telle une fleur à la tige brisée. Deux fédéraux se faufilent dans une ruelle, le bonnet blanc de travers et la tunique noire poussiéreuse. Au centre de la rue, la robe de la jeune femme rougit sous le soleil. Deux mexicaines volumineuses apparaissent, repoussées par Emilio qui se jette en hurlant sur le corps sans vie. Un peu plus loin, Parker assis sur le bord d’un puits asséché, allume un petit cigare. Cette révolution n’est pas la sienne mais ses yeux secs restent fixés sur la nuque d’Emilio Valencia.

Le 11 mai, Pancho Villa est très occupé à régler les problèmes liés au pillage par ses hommes. Les commerces, les pharmacies et les réserves de fourrage sont prises d’assaut depuis deux jours par une troupe qui manque de tout. Il doit également faire creuser une fosse commune afin d’enterrer les 300 morts abandonnés aux quatre coins de la ville et participer, comme après chaque victoire, à l’incontournable guerre des chefs.

Parker lui, n’est pas spécialement occupé. Il pense à Valencia, à l’argent. Il marche dans les rues de Juarez, boit dans les tavernes, retrouve Forsithe, dont l’appareil photo crépite à deux pas de la Casa Azul. Provisoirement, les combats s’éloignent et le peuple descend dans la rue. Ici et là une guitare minuscule apparaît et laisse entendre que la vraie vie reprend. A la nuit, Parker se laisse glisser dans les rues borgnes, agrippé par des villistes en goguette pour boire un verre à la santé de la révolution. Et soudain, il le voit. L’autre marche d’un bon pas dans les ruelles de soufre. Il avance, tête nue, vétu de noir. Parker se prend à le suivre et quand les deux hommes plongent dans une allée à la végétation odorante, Jim le pousse à terre d’un coup violent dans le dos. L’homme se tourne sur le flanc et découvre Parker.

-  Tu n’as pas respecté notre accord. J’ai croisé le salaud qui a volé ma femme, il parade avec les révolutionnaires, dit-il.

-  Tu m’as menti, ce n’était pas un enlèvement. J’ai risqué ma vie dans ce pays de merde à cause d’un mensonge.

Sans attendre une réponse, il sort son révolver et loge une balle dans l’oeil droit de Toni Hernandez.

On perçoit de l’autre côté d’un mur de terre séchée une chanson populaire entonnée par des voix d’enfants. Parker hausse les épaules et s’éloigne du cadavre. Maintenant, il repart à zéro. Sans dette mais sans un sou. Puis il évoque curieusement Raquel, la petite pute aux cheveux cuivrés. Avec un peu de chance, elle lui paiera une tournée en guise d’adieu.

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