Bosch. La série.

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BOSCH. La série.

Comme indiqué dans un précédent papier, Séries Mania, la manifestation du Forum des Halles consacrée aux séries, vient de projeter les deux premiers épisodes de Bosch. Je rappelle que le showrunner est Eric Overmyer, le co-adaptateur, Michael Connelly lui-même et le diffuseur, Amazon. Concernant les détails, reportez-vous au papier intitulé Bosch.

Il s’agit donc d’un mix entre plusieurs livres de Connelly. L’ensemble a bonne allure, le filmage est efficace, on voit L.A. la nuit, les collines, un coyote, un institut médico-légal. Mais quelque chose freine l’enthousiasme. Quand nous regardions The Wire ou True Detective, tout était nouveau. Une enquête de deux flics pour True Détective, certes, mais située dans le bayou, un coin mi-sauvage d’un côté et cadenassé par les sectes et les évangélistes de l’autre. Le procédé narratif, lui-même, était neuf. Quant à The Wire, on n’avait pas encore consacré une série entière à des coins de rue bouffés par le crack, gérés par des dealeurs ainsi qu’aux écoutes de la police.

Ici, nous sommes en pays de connaissance. Enquêtes, flic retors, ébauche sentimental, compassion pour les victimes sauf pour celles qui sortent leur flingue. Pratiquement pas d’action : de l’enquête, des déplacements dans L.A., un procès lancinant en toile de fond. Autrement dit : du travail bien fait mais rien de neuf sous le soleil. Ceux qui confectionnent la série n’y sont pour rien. C’est le choix d’adapter une oeuvre connue, repérée, déjà vue au cinéma (dans cet ordre d’idée, La défense Lincoln parait plus novatrice) qui est discutable. Donc, un problême de production, de choix. Avec la prolifération des séries, le public en demande plus à un genre, le polar, qui a déjà beaucoup donné. Dans un domaine similaire, l’espionnage, la série The Americans apporte également beaucoup. Une famille russe immergée en taupe dormante et qui, guerre froide oblige, sort de son trou. A ceci près que les enfants du couple sont plus américains que russes, comme le sont leurs parents. J’adore.

On peut en causer

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Le rocher avec des ailes de Anne Hillerman / Rivages.

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Little America par Henry Bromell / Gallmeister.

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Comancheria de David Mackenzie (DVD).

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Le big boss par Bill James / Rivages.

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Le Poulpe court toujours / Baleine.

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La loterie par Miles Hyman, d’après Shirley Jackson / Casterman.

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Joli Paris par Dominique Corbasson / Milan.

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Mingus Erectus.

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Le Vieux Saltimbanque par Jim Harrison / Flammarion.

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Pandora n°2.

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Marconi Park par Ake Edwardson / JC Lattès.

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Western Colors.

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Beat Generation.