Willy DeVille est mort.

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Créateur du groupe Mink DeVille et compagnon de route, à ses débuts, du punk, Willy est mort en août. Dès son premier album, Cabretta, il impose une voix originale dans le rock ambiant : mélange de rock, de soul, de musique mexicaine. Sur cet album, on peut trouver le chef d’oeuvre de Moon Martin, Cadillac Walk. Mais également deux compositions de Willy : Can’t do without it et She’s so tough. Sur la seconde livraison du groupe, c’est à nouveau avec une composition de Martin, Rolene, qu’il casse la baraque. Avec son troisième album, Le Chat Bleu, il débarque à Paris, au Palace, pour un concert cinglant. On apprend alors sa fixette sur Charles Dumont. Plus tard, il enregistre Hey Joe et une mexicanerie, Demasiado Corazon, qu’il interprête à l’Olympia, accompagné par un combo Mariachi. Enfin, il se fixe à la Nouvelle Orléans et adopte la musique des bayous. Il enregistre, entre autres, Crow Jane Alley et Bacon Fat.

Je l’ai revu voici deux-trois ans au New Morning, cheveux filasses, canne à la main et concert assis. Deux hommes l’accompagnaient ; son contrebassiste et un pianiste adepte de Dr John. La plupart de ses albums sont disponibles mais je conseille les trois premiers cités. Il va beaucoup me manquer.