Vincere de Marco Bellochio.

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Benito Mussolini a ruiné au moins deux femmes dans sa vie, ce qui n’est pas énorme pour un homme politique. On nous raconte ici l’histoire de la première. Mais Benny n’a pas trop le temps de s’occuper d’elle et du gosse. Il veut pas se marier car il a déjà femme et enfants ailleurs. Qui plus est, la patrie le réclame et il a des idées sur le monde qui l’occupent énormément. Du coup, la pauvre femme, insistante, devient gênante et se retrouve dans des hôpitaux psychiâtriques. Le gosse grandit de son côté et il a tellement les boules d’être le fils de Benny qu’il imite son père devant ses camarades de fac. Il fait ça très bien, d’ailleurs, car pour trouver plus con que les mimiques de Benny au cours d’un discours, il faut se lever tôt.

Le film est tourné genre "grande saga ritale" avec du sang, de la peur et des larmes. Des inserts du vrai Mussolini sont bienvenues. L’ensemble n’est pas mal fait mais on se demande ce qu’est devenu le Bellochio des années soixante. Morale : faudrait pas vieillir.

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