Une nuit de Philippe Lefebvre (DVD).

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Roschdy Zem.

Simon Weiss est commandant à la brigade mondaine. Son métier consiste à regarder, la nuit durant, des hommes de pouvoir qui n’ont pas envie d’être regardés, justement. On l’accompagne toute la nuit, conduit dans les rues de Paris par son chauffeur, une jeune femme interprêtée par Sara Forestier.

Weiss a commencé à Paris avec un patron de boîte de nuit, Garcia. Celui-ci dirige aujourd’hui 10 boîtes et doit subir la pression de l’IGS qui veut coincer Weiss. Son fils se came et revend. Bref, c’est le souk et Simon essaie de maintenir une sorte de modus vivendi entre tous les petits patrons, les rackets des taxis, les dealers, les indics. Il a dans le collimateur un jeune truand qui veut ouvrir un superbe lieu. Celui-ci lui fait comprendre, par avocat (pourri) interposé, que Weiss ne fait plus partie du tableau.

Philippe Isard et Simon Michael, les scénaristes, connaissent leur sujet. Certaines scènes sont surprenantes mais ils auraient pu aller au-delà dans les perversions de la nuit parisienne. Ils ne l’ont pas fait, privilégiant l’histoire, les personnages, les dialogues et la mécanique interne du film.

C’est noir, la nuit mange le décor, Roschdy Zem est impeccable et le ton d’Une Nuit est d’une justesse de haut niveau. La version DVD manque un peu de contraste par rapport au film. Vous pouvez monter un peu le noir de votre écran. Pour moi Une nuit est l’un des grands polars de l’année en compagnie de Shadow Dancer (avec Clive Owen) vu à Beaune et All Cops Are Bastards, film italien de Stefano Sollima, présenté également à Beaune.