Une brêve histoire du roman Noir par Jean- Bernard Pouy / L’Oeil Neuf.

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Cette brêve histoire très personnelle, donc intime, n’entend pas se positionner contre les dictionnaires. Il s’agit plutôt d’un geste d’humeur d’un lecteur de polars face, justement, aux dictionnaires qui ne proposent jamais de hiérarchie entre les auteurs. Entre les livres non plus, d’ailleurs.

Pouy a donc créé six groupes d’écrivains : les aiguilleurs, les forcenés, les pessimistes, les allumés, les étoiles filantes, les intellos. Un ultime chapître indique son choix : Noir devant. Il n’a pas tort. On retrouve dans ce pamphlet des écrivains selon notre coeur et, aussi, les chouchous de l’auteur : Westlake, Chandler, Crews, Brautigan, Charyn. On le croyait fâché avec Pennac mais celui-ci est en bonne place dans l’ouvrage.

Un chapître huit propose des livres plutôt que des auteurs : La théorie du Panda, La griffe du chien, Zulu, Manhattan Grand Angle, Adios Hemingway. Et pour terminer, ce lecteur passionné s’inclut, à sa façon, dans le livre avec une nouvelle inédite : Sauvons un arbre, tuons un romancier. Vif, décontracté mais plutôt précis, ce petit livre me révèle deux ouvrages qui m’intéressent et que j’ignorais : Fin de fiesta à Santa Barbara de Newton Thornburg et Le lézard lubrique de Melancholy Cove de Christopher Moore. Finalement, ces livres de passion servent à ça : nous en faire lire d’autres.