Un soleil sans espoir par Kent Anderson / Calmann Lévy.

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Kent Anderson ne force pas côté production. Un recueil de textes à 13e note et deux romans : Sympathy for the devil et Chiens de la nuit. Dans le présent texte, il utilise à fond sa bio puisque son personnage, Hanson, est un ancien des Forces Spéciales au Vietnam et à travaillé comme flic à Portland et Oakland.
Nous sommes donc avec Hanson, dans un quartier d’Oakland où notre homme doit patrouiller seul pendant une dizaine de mois pour parfaire sa formation de policier car il redémarre à zéro. L’homme est revenu de tout et privilégie la discussion avec les emmerdeurs et les délinquants plutôt que sortir son arme à tout bout de champ. Il a également horreur de la paperasse ce qui l’amène à résoudre en vitesse les conflits et à négliger les rapports.
Le livre avance à l’aide de courts chapitres qui proposent chacun une tranche de vie à East Oakland, l’amitié qui lie Hanson à un gosse en vélo nommé Weegee, son flash sur une Black à moitié camée, Libya, ses démêlés avec Maxwell, ponte de la came du quartier.
Hanson a également du mal à supporter ses collègues qui le lui rendent bien et essaient de le brancher sur des interventions dangereuses.
Grâce à ses chroniques, le livre avance à vive allure et, malgré quelques envolées lyriques, Anderson ne perd pas le fil ni sa narration tenue à la schlague. Evidemment, la ville et son microcosme afro-américain est elle-même un personnage mais il s’agit là d’une constante du roman noir et l’auteur ne déroge pas à ce principe. Tous ceux qui ont aimé Chiens de la nuit vont adorer ce livre.