Tuez Charley Varrick par Don Siegel / DVD

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Un groupe de petits malfrats décide de braquer une banque paumée au Nouveau Mexique. L’affaire s’engage mal et, malgré le butin, le chef de l’expédition perd sa femme abattue par un policier. Les flics sont après eux car deux des leurs ont trouvé la mort dans le hold up. Varrick se planque donc, comme prévu, avec le survivant du groupe, un trou-du-cul nommé Harman. Problême : la banque ne déclare que 2000 dollars de pertes alors que Varrick et Harman en comptent plutôt 700000. Vous avez compris, il s’agit d’argent sale que la banque n’est pas censée détenir.

Varrick saura-t-il garder la thune, échapper aux flics et à la mafia réunis ?
Don Siegel mène son affaire de main de maître et s’appuie sur un scénario en béton. Un personnage de tueur fumeur de pipe apporte beaucoup et, comme dans la vie, tous les personnages sont achetés pour peu qu’ils aient quelque chose à vendre. Walter Matthau qui campe Charley Varrick arrive à faire oublier en partie son côté brave mec sympa. Personnage ambigü, il se révèle à l’aide de gestes simples tel ce baiser qu’il donne à sa femme morte avant de pulvériser sa voiture-cercueil. A sa sortie, ce film avait été peu vu mais nous étions quelques uns à en vanter les mérites. Dans le même genre, le film de James Toback, Fingers, était passé à la trappe lui aussi mais n’avait pas échappé à la sagacité de Manchette. Du coup, je l’ai vu également. Légère déception : Albuquerque ne ressemble pas à Albuquerque. Nota : il ne faut pas rater les cinq dernières minutes.