Topor, dessinateur de presse.

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La belle collection de Frédéric Pajak, Les cahiers dessinés, accueille Roland Topor. L’oeuvre du dessinateur-écrivain-peintre-scénariste est immense et c’est une bonne idée d’avoir recensé les travaux de Roland dans la seule presse. Le livre ouvre sur une série de photos en NetB de l’artiste qui fait le pitre comme d’habitude. Puis Alexandre Devaux nous montre les travaux sur Hara Kiri et le poing dans la gueule bien connu, sa collaboration à Minute avant le virage vers l’extrême droite du support, les couvertures pour L’enragé, celles pour Charlie, et tous ces petits canard tels Kamikaze, Surprise, NWT, DU, Enfant d’abord. Les gros sont là également : Actuel, L’espress, le New Yorker, le Nouvel Observateur, Libé. Topor fut un dessinateur de talent, certes, et ses illustrations pour de gros livres de bibliophiles en attestent mais ce qui frappe ici c’est l’inventivité, l’exploitation d’idées fines ou cruelles qui sont les bases du métier de dessinateur de presse. Pas très loin finalement de Willem, Sempé ou Siné. C’est bien d’avoir publié ce livre car j’ai le sentiment que cet artiste formidable n’est pas reconnu à son niveau par ceux qui, de nos jours, font les carrières et remplissent les musées.

Beaucoup de quadris, impression magnifique, 370 pages, 35 euros.

Roland Topor.

On peut en causer

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Little America par Henry Bromell / Gallmeister.

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Comancheria de David Mackenzie (DVD).

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Le big boss par Bill James / Rivages.

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Le Poulpe court toujours / Baleine.

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La loterie par Miles Hyman, d’après Shirley Jackson / Casterman.

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Joli Paris par Dominique Corbasson / Milan.

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Mingus Erectus.

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Le Vieux Saltimbanque par Jim Harrison / Flammarion.

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Pandora n°2.

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Marconi Park par Ake Edwardson / JC Lattès.

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Western Colors.

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Beat Generation.

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Autour de Chet / Decca.