Top Ten 2008.

Publié

1. Hunger par Steve Mc Queen.

En nous parlant de Bobby Sands et de l’IRA, Mc Queen nous entretient de la condition humaine. Dur, émouvant, sans concessions. Tout ce qu’on aime.

2. Brandebourg par Henry Porter, Calmann-Levy.

Un espion, victime d’un chantage de la stasi, joue triple jeu pour sauver son frère. Avec en prime la chute du mur. Magistral.

3. Comme dieu le veut par Niccolo Ammaniti, Grasset.

Dans une bourgade italienne, trois laissés pour compte de la société survivent entre Mussolini et le distributeur à billets du bled. Une langue époustouflante donc évidente.

4. La Figuration Narrative, Grand Palais.

L’avenir de la peinture était chez eux plutôt que dans l’Art Abstrait. On le savait mais c’est bien de le montrer.

5. Tuez Charley Varrick par Don Siegel (DVD).

Voler la mafia est une erreur et s’en sortir sans bobo, un miracle. Avec Siegel, on marche à tous les coups. Matthau impeccable

6. Richard Avedon, Jeu de Paume.

La rétrospective d’un maître du portrait. Outre des photos de stars, l’exposition donne à voir de brûlants clichés de dockers, de mineurs, de routiers. L’accrochage de l’année.

7. Gomorra par Matteo Garrone.

La banlieue napolitaine abandonnée à la Camorra, à la drogue, aux tueries. Tout ceci, très loin du monde des humains.

8. Terra Furiosa par Giovanni Mirabassi, Discograph.

Le pianiste italien établi en France fait montre ici d’un talent de mélodiste et d’un doigté d’une finesse aérienne. Avec Renzi et Parker.

9. Saul Steinberg, Galerie Claude Bernard.

Saul sait tout faire et son trait popularisé voici longtemps par le New Yorker méritait d’être montré. Un dessinateur de stature mondiale.

10. Hommage à Chet Baker, Duc des Lombards.

Le flûtiste Nicola Stilo, qui fut accompagnateur du trompettiste, rivalise dans les impros avec Stéphane Belmondo. Concert de l’année.