The miracle of Sargasso Sea de Syllas Tzoumerkas.

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Une commissaire de police à Athènes, est mutée dans une petite ville de l’ouest de la Grèce. On la retrouve dix ans plus tard, aigrie, supportant un amant lourdingue et des collègues qui l’agacent en permanence. Parallèlement, une jeune femme travaille dans une usine de préparation des anguilles. Elle est la sœur effacée d’un chanteur de province à moitié dealer. Le suicide maquillé de celui-ci va rapprocher les deux femmes et révéler la perversité des hommes de pouvoir de la région.
Durant la première heure on se demande où on habite. Le réalisateur nous balance des tranches de vie dont on a du mal à relier les points. D’autre part, on assiste à la naissance de Jésus et à l’arrivée des rois mages pourvus d’un ghetto blaster. Il faut donc être patient et très ouvert. Ce film brouillon est sauvé par sa dernière heure et ses deux actrices. Le paysage rappelle celui montré dans La Isla Minima : pauvre et desséché avec l’intrusion de la mer par des canaux zébrant le paysage. La Grèce n’a jamais été aussi triste et désespérante et le film envoie un signal aux spectateurs plus familiers des plages d’Hydra. Présenté à Beaune.