The Gost Writer par Roman Polanski.

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Un écrivain britannique, un nègre, est engagé pour terminer la rédaction des mémoires de l’ancien premier ministre anglais. Son prédécesseur a été retrouvé, noyé, sur une plage. Il se serait suicidé.

Le ministre et son clan, épouse, assistante, gardes du corps etc... est installé dans une maison de vacances, prêtée, aux US. Ils n’en bougent plus car une possible inculpation européenne plane sur la tête du politicien et mieux vaut se tenir le plus loin possible de Londres et de l’Europe.

Notre nègre commence son travail et, en recoupant des informations, comprend que l’ancien ministre a toujours été une marionnette.

Ce polar, tiré de "L’homme de l’ombre", est bien mené. Les acteurs sont convainquants et le ton du film rappelle ces polars politiques que Pakula réalisait dans les années 70. Polanski joue sur la peur, évidemment, et le secret mais n’en rajoute pas. Il reste efficace et digne. On a beaucoup glosé sur le message sous-jacent : un homme attaqué de toutes parts est cloîtré dans un repaire comme peut l’être Polanski en Suisse. Certes, mais cette lecture n’est pas obligatoire. Le film est réussi car les américains sont montrés pour ce qu’ils sont : des ordures sans morale. Et les anglais sont d’une veulerie à toute épreuve. Aux ordres, comme l’a été Blair en son temps. Un détail me gène, cependant : Ewan McGregor, notre nègre, fait des croisements sur internet et sort la CIA de son chapeau, ce que les "messieurs propres" britanniques ne pressentaient pas. Là, on nous prend un peu pour des cons. Mais j’ai beaucoup aimé, malgré tout.