The Chaser par Na Hong-Jin

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A Séoul, Joong-Ho, ancien flic reconverti en maquereau, fournit des filles sur simple appel téléphonique. Mais ses prostituées disparaissent les unes après les autres. Il s’aperçoit que Mi-jin, la dernière partie, a été demandée par le même homme que ses collègues avaient visité en dernier. Il part donc en chasse pour sauver sa prostituée. Finalement, l’homme est retrouvé mais pas la fille et les nombreuses victimes dont il revendique la mort. Comme il a été arrêté par un civil non assermenté, il ne reste que 12 heures à la police pour sortir des preuves contre l’assassin. Sinon, elle devra le relâcher.

Ce film qui démarre sur des éléments déjà aperçus ailleurs, donne finalement à voir la mutation du maquereau en justicier solitaire. Na Hong-Jin s’en donne également à coeur joie pour pointer les déficiences de la police qui pense plus à se couvrir qu’à faire avancer la justice. On se rend également compte que la mort d’une pute compte peu au regard d’un maire chahuté par des manifestants.

Le film est enlevé et les quartiers de Séoul choisis par le metteur en scène n’ont rien à envier aux lieux désolés que le cinéma américain nous inflige à L.A. Il est assez paradoxal, également, que le personnage le plus humain et concerné soit un maquereau. C’est dire le niveau compassionnel de la police de Séoul. Na Hong-Jin est moins styliste que le Hong Kongais Johnnie To mais on retrouve la vista de To dans cette livraison. Rythme et intensité soutenus.