Tant de secrets enfouis par Mark Billingham / Le Masque.

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Luke, un adolescent londonien, disparaît à la sortie de son lycée. Les parents, les Mullen, tardent à prévenir les flics bien que le père soit retraité de la police. L’inspecteur Thorne est toujours placardisé au servide des Crimes Graves et on lui propose de rejoindre la brigade chargée de cette affaire qui mute vite en enlèvement. On comprend assez rapidement que Luke a été enlevé par un jeune couple dont l’élément féminin est junkie. Louise Porter, la fliquesse égale de Thorne au service de protection des mineurs, ne paye pas de mine mais l’inspecteur baise assez peu, si vous voyez.

Enfin, bref, Thorne demande au père de dresser la liste des malfrats qu’il a coffrés et qui pourraient être tentés de se venger sur son fils. Et sur la liste, il manque un nom. Partant de là, Thorne et Porter vont tirer les fils d’un écheveau qui plonge profondément dans les fameux secrets enfouis du titre. Tout comme les non-dits, les dissimulations, les mensonges qui conduisent, qu’on le veuille ou non, à la mort.

C’est un bon titre de Billingham, bien construit, avec une intrigue à tiroirs secrets. L’auteur fait souvent 30 pages de trop à la fin de ses livres pour compliquer encore plus la sauce, comme ces cuistots qui rajoutent du paprika au dernier moment. Néanmoins, Thorne, sa mauvaise humeur, ses disques de country et son pote homo enlèvent le morceau. Au passage, on pénètre également dans les écoles privées anglaises qui, elles aussi, recèlent leur lot d’abrutis racistes. Le Royaume Uni est à l’honneur ces jours-ci : Billingham, Harvey et Rankin. Ca nous repose des américains.