Seule la mort peut m’arrêter de Mike Hodges/ TF1 video.

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Will, ex-truand londonien de haut niveau, a quitté la capitale, dégoûté d’avoir fichu sa vie en l’air. Il zone dans le pays de Galles à bord d’un Mobile Home, sale comme un cochon et rangé des affaires. Son jeune frêre, Davey, laissé à lui-même, devient dealer mondain. Il est violé et, suite à ça, se suicide dans sa baignoire. Will revient à Londres et veut savoir pourquoi son frère s’est suicidé.

Tout ceci rappelle, évidemment, La loi du milieu, film dans lequel Michaël Caine, truand londonien, montait en Ecosse pour en savoir plus sur la mort de son frère. Dans les deux cas, la vengeance est au menu. Dans le rôle de Will, Clive Owen existe bien en parlant peu. Mais c’est Rhys-Meyers dans le rôle du frère, qui impressionne. D’ailleurs, après sa mort, le film fonctionne moins bien. Charlotte Rampling joue les utilités, sans plus, et Malcom Mc Dowell a une tête de brute, comme d’habitude. On est tenté de rapprocher ce film de La loi du milieu, compte tenu des similitudes de scénario et Seul la mort peut m’arrêter est en deça du chef d’oeuvre de Hodges.

Au sein de la trilogie La loi du milieu- Croupier- Seule la mort peut m’arrêter, le dernier nommé est moins nerveux, moins carré, moins habité que les deux précédents films. Reste ce filmage à l’anglaise qui évacue tous les effets spéciaux du cinéma américain. C’est reposant de voir des oeuvres qui s’offrent sans artifices. C’est la principale qualité du film avec la prestation de Jonathan Rhys-Meyers que l’on a retrouvé depuis dans Match Point de Woody Allen. Une gueule et un tempérament, comme on dit.