Savages d’Oliver Stone.

Publié
Savages.

Il s’agit d’un film tiré d’un roman de Don Winslow. Déjà, ça commence très mal. Mais il fallait bien que ces deux ramenards (Stone et Winslow), grandes gueules adulées, se rencontrent.

Nous sommes en Californie où deux trafiquants de cannabis font pousser une herbe de grande qualité. La preuve : les cancéreux en redemandent car elle fait du bien. L’un des deux trafiquants est un humaniste et il part régulièrement dans le tiers monde pour transformer l’argent de la drogue en écoles pour les pauvres. C’est très beau au plan moral. L’autre est plus brutal : il baise leur copine, Ophélie, qu’ils se partagent car ce sont des gens modernes. Les autres trafiquants, dirigés par Salma Hayek en Néfertiti au guacamole, veulent vendre la bonne came des deux copains et ils enlèvent la fille pour que les deux garçons filent doux. Après, ça se complique et les trahisons succèdent aux trahisons. C’est ça, le Mexique : t’es sûr de personne. Je pourrais vous parler des massacres, des décapitations, des traîtres brûlés vif. Mais vous êtes déjà au courant car le quotidien mexicain est encore pire.

Oliver Stone a réussi à enfiler des perles, des poncifs, des clichés, des rodomontades et des mots d’auteur avec une vista exemplaire. Il mériterait qu’on lui laisse les rênes de Rambo 5.