Prémisses de la chute par Frédéric Paulin / Agullo.

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Nous sommes en 1996 et Tedj Benlazar est envoyé à Sarajevo car les terroristes du monde entier se sont agglutinés en masse du côté Croate. Ils se rapprochent de la France, notamment dans le Nord, ce qui déplait en haut lieu. Vanessa s’est rapprochée de son père et veut travailler après ses études comme journaliste. Réif Arno, lui, est journaliste à La voix du Nord et veut casser la baraque dans la presse papier. On le retrouvera en Afghanistan, là où sa passion pour l’info le porte. Laureline Fell en pince pour Tedj depuis son bureau de la DGSE. Tout ce petit monde essaie de comprendre où va frapper Al-Qaïda qui, depuis l’Afghanistan avec des relais à Londres et San Diego, fomente son coup. Certains précités essaieront d’alerter leurs supérieurs mais on croit toujours ce que l’on a envie de croire.
Frédéric Paulin a élargit sa focale. La collusion Djihad-militaires circonscrite à l’Algérie dans son livre précédent a fait place au terrorisme islamiste mondial. Les points de vue sont différents, les lieux aussi, la menace est forte mais plus diffuse évidemment. Ce roman est donc plus aéré que La guerre est une ruse, le propos moins serré, le rythme moins étouffant. Nous sommes plus dans une écriture romanesque, dans le bon sens du terme. Un roman de passage ? Peut-être. Ce livre est réussi.
J’ai lu quelque part qu’un troisième volume était prêt. La logique voudrait qu’on assiste à la traque de Ben Laden. Patience.