Mesrine, l’instinct de mort par Jean-François Richet.

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Mesrine revient de la guerre d’Algérie et reprend ses amitiés d’antan. Un potentat de l’OAS lui propose des coups fumants et bien nantis. Il tombe amoureux d’une espagnole, lui fait un enfant et plonge sur un casse. Quand il sort, il lui refait deux enfants et la fille rentre en Espagne. Il tombe dans les filets d’une belle brune, Schneider, qui le suivra au Canada où ils se retrouveront en prison par excès d’amateurisme. Mesrine s’évade mais la jeune femme refuse qu’il vienne la faire sortir. C’est la rupture. Mesrine a maintenant un nouveau pote : Mercier. La suite au second volet.

Jean-François Richet et Abdel Raouf Dafri, son scénariste, ont évacué le manichéisme. On nous montre un homme avec un code d’honneur très personnel, qui s’occupe peu ou prou de ses enfants et qui tient parole. C’est le côté propre de Mesrine. Le côté obscur, tout le monde le connaît : Mesrine est un truand qui tire sur tous ceux qui se mettent en travers de son chemin.

On comprend bien qu’au plan politique Mesrine était complètement inculte. S’il dit "Vive le Québec libre" en arrivant à Montréal, c’est parce qu’il n’a rien d’autre en tête à ce moment précis. Quand il s’évade de la prison candienne, ça n’est pas pour attirer l’attention sur les conditions d’incarcération mais pour être libre et recommencer à braquer.
Sur tous ces plans le film est juste, le scénario précis sur l’indispensable et rapide sur le superflu. Bonne réalisation de Richet. Les séquences d’ouverture sont formidables. J’attends la suite avec impatience.