Les nuits de Reykjavik par Arnaldur Indridason / Métailié.

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Photo de Daniel Mordzinski (ed Métailié)

Il s’agit d’un préquel. Erlendur est âgé de 28 ans et patrouille en ville avec son uniforme sur le dos et deux collègues. Il entretient une relation peu passionnée depuis deux ans avec une jeune fille qui se retrouve enceinte.

Côté enquête, Erlendur en a deux à se mettre sous la dent. Hannibal, un sans-abris, est retrouvé noyé dans une tourbière et une femme a disparu en sortant d’une boîte de nuit. Mais c’est le clochard qui intéresse Erlendur. Notre homme va donc arpenter les rues de la capitale islandaise, tel un Maigret naissant, en quête de vérité sur les dernières heures d’Hannibal. Evidemment, les deux intrigues se croiseront.

L’intérêt du livre tient dans la description de la communauté en souffrance que doit fréquenter Erlendur. Indridason n’est pas dénué d’empathie vis-à-vis des compagnons de misère d’Hannibal et ça nous rend l’écrivain sympathique. La ville de Reykjavik est bien décrite, secouée toutes les nuits par des accidents de circulation, des bagarres, des morts subites, des incendies qui sont le lot commun des flics en tenue. A la fin du volume, Marion Brem, chef de la criminelle, remarque ce jeune agent passionné par les histoires tordues et on comprend qu’Erlendur va rapidement intégrer son service. Un roman solide.