Les neuf dragons par Michael Connelly / Le Seuil

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Harry Bosch enquête sur l’assassinat d’un chinois vendeur de vins et spiritueux à L.A. Harry privilégie rapidement la piste d’une exécution car le commerçant était racquetté par une triade. Ces gens-là supportent mal les retards de paiement. On se dirige donc tranquillement vers une enquête pépère quand les bridés enlèvent à Hong Kong la fille de Bosch. A charge pour le père de la mettre en veilleuse. Du coup, nous nous réveillons, Johnnie To en ligne de mire, prêts à plonger dans les bas-fonds de la ville des Blackstar 9mm, parés pour les sushis et déjà convertis au saké. Je vous laisse ici, en pleine poussée d’adrénaline, car si j’en dis plus ce sera trop.

Les rapports filiaux permettent à Connelly d’appuyer sur la corde lacrymale car, sous la carapace Bosch édifiée par le LAPD, le coeur d’un père bat la chamade. On doit donc se coltiner quelques cucuteries dont seuls les américains ont le secret. L’histoire est moyenne et ça commence à bien faire les enquêtes huilées. Connelly est meilleur quand il met en scène son personnage d’avocat qui monte ses dossiers à l’arrière d’une Lincoln (Mickey Haller).

Quant à l’écriture, elle est à peine passable et, encore, je suis de bonne humeur. On ne peut plus se contenter de ce niveau-là après avoir lu des romans tels Tijuana Straits, Le Signal, Serena ou Entre deux verres.