Le monde de Martin Parr / Jeu de Paume.

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Le jeu de Paume expose parallèlement à Arles, le dernier travail d’importance du photographe, Luxury, et, surtout, ses nombreuses collections.

L’exposition ouvre sur une sélection des cartes postales amassées dans le monde par Martin. Routes cafardeuses, intérieurs kitsch, avions désuets sur des aéroports, immeubles tristes de l’Est. Il faudrait tout citer car la stupidité des fabricants de cartes postales est sans limite. Ensuite nous découvrons les collections perso de Parr dans le domaine de la photo originale. Assez curieusement, ce photographe à l’esprit sarcastique et ricanant, possède de belles images de l’Angleterre marquée par la pauvreté. Des images que Doisneau ou Ronis n’auraient pas reniées. On retrouve aussi son goût pour les bals aux danseurs éméchés, bref, une image anti-thatcherienne du Royaume Uni. Les photographes sont Tony Ray-Jones, Chris Killip, Graham Smith, Mark Neville, Keith Arnatt etc... Certains ont été déjà vus à Arles, ces dernières années.

La troisième collection est celle de la photo internationale : Winogrand, Frank, Eggleston, Kanemura. Martin Parr a bon goût mais la plupart des images montrées ici sont des pièces connues. Le premier étage est consacré aux objets reproduisant des photos de Thatcher, Obama, Ben Laden, Sadam Hussein. Ce dernier obtient la palme de la ringardise merchandising car on le retrouve sur un nombre d’objets considérables.

L’exposition se termine avec Luxury, travail photographique déjà montré partiellement. On passe de Dubaï à Durban, Miami, Moscou. Les riches boivent énormément de champagne, sont fringués comme des sapins de noël et arborent leur cellulite avec l’assurance de ceux qui possèdent. Parr propose également des images non définitives d’un travail en cours intitulé Guardian City Project. Les images ont été réalisées dans dix villes anglaises. Il s’agit d’une commande du Guardian. Une bonne exposition douce-amère du photographe anglais qu’il faut aller voir à Arles.

On peut en causer

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