La Brava par Elmore Leonard, Rivages Noir.

Publié

La Brava, ancien des services secrets, s’est reconverti en photographe amateur à Miami. Il habite chez son pote Maurice à l’hôtel Della Robbia. Un beau jour, Jean Shaw débarque dans sa vie pour la seconde fois. La première, il avait douze ans et découvrait la star sur l’écran du cinéma et maintenant c’est pour de vrai. Elle est pousuivie par une créature des marais, genre cow boy Marlboro lobotomisé. Celui-ci fraye avec Cundo Rey, un marielito. Leurs desseins sont obscurs et carrément en dehors de la loi. La Brava, malin et observateur, résoudra à la feignasse cette intrigue bien menée.

Ce roman formidable date de l’époque bénie de Leonard, avant Hollywood et le succès. L’écriture est soutenue, pleine. L’auteur n’a pas peur de digresser intelligemment. Bref, l’ensemble a du corps. Elmore Leonard n’écrit pas moins bien aujourd’hui mais son style est plus sec et sa fantaisie moins évidente. Dans cet ouvrage, il opère également un glissement cinéma-vie réelle nourrit de souvenirs filmiques qui nous parlent, bien évidemment. Les images fixes de La Brava et celles, animées, de l’ex-actrice sont également face à face et la photographie s’en sort avec les honneurs.