L’homme du lac par Arnaldur Indridason / Métailié

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Une femme trouve le corps d’un homme dans un lac asséché pas très loin de Reykjavik. Erlendur fait le tour des disparus à l’époque où l’homme a été jeté dans le lac, probablement assassiné. Ils sont quelques uns à n’avoir jamais réapparu. Des femmes les attendent parfois, bref, la vie continue mais la parenthèse n’est pas fermée. Au moment de ces disparitions, de jeunes islandais communistes se rendent à Leipzig pour étudier. La Stasi règne sur l’Allemagne de l’Est et nos étudiants, bien que communistes, découvrent un monde de secret et de délation qui dépasse l’imagination.

Erlendur, pas bête, arrive à faire fusionner ces deux évènements survenus à vingt ans d’intervalle. Il mène donc une enquète dont l’aspect fastidieux n’échappera à personne. Je me plaignais que dans La Voix, Indridason confinait son action dans un hôtel de la capitale. Ici, ça bouge un peu, mais nous avons le sentiment de faire du surplace. L’écriture ciselée n’est même plus au rendez-vous. Le pire, c’est qu’en début de volume nous avons l’impression que les gosses à problêmes d’Erlendur feront partie intégrante de l’histoire. Mais non, malheureusement. Reste cette évocation de Leipzig sous la botte, caricaturale mais bien documentée et possédant une vraie portée dramatique. Ca ne suffit pas, concernant un écrivain qui raffle des prix à tous les coins de rues.