L’ennemi dans le miroir par Leif Davidsen / Gaia

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Vuk, ancien tueur serbe planqué aux Etats Unis, se fait rafler à la maison au lendemain du 11 septembre. Ses papiers sont faux, sa couverture également mais ses empreintes sont bien réelles et Interpol les connaît par coeur. La CIA lui propose de disparaître officiellement à condition de les aider dans leur traque des cadres d’Al Quaida. A Copenhague, où Vuk a laissé de mauvais souvenirs, Per Toftlund se voit confier le même job. Mais lui, c’est son métier et le terrorisme islamiste devient son pain quotidien. Le sujet est intéressant et Davidsen est bien documenté. Ce livre a pour but, évidemment, de se positionner au coeur du thriller international.

Le problème, c’est l’écriture. Quatre cents pages serrées sont nécessaires à Davidsen là ou deux cent cinquante auraient suffit. On est très loin de l’écriture behaviouriste et le romancier nous inflige des tunnels sur les plages hawaïennes, les réflexions intérieures de Vuk afin que l’on comprenne qu’il collabore pour aider femme et enfants et, bien sûr, les émois de Toftlund face à une collaboratrice. Je me suis surpris à sauter un nombre considérable de pages ennuyeuses et inutiles. C’est plutôt fâcheux quand on a pour objectif de tenir le lecteur en haleine. J’en profite pour redire que le scandinave le plus doué est bien Ake Edwardson, suédois de Goteborg à l’écriture vive et sentimentale.