Killer Joe par William Friedkin.

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Frère et soeur.

Dans une petite ville américaine, Chris, un jeune dealer, doit solder ses dettes à des types sans humour. Il trouve la solution à son problème en faisant tuer sa mère qu’il voit rarement. Celle-ci a contracté une assurance-vie sur la tête de sa fille, Dottie. La gamine est d’accord pour partager l’argent de l’assurance avec son père et Chris.

Le dealer contacte Killer Joe, flic la semaine et tueur le dimanche. Mais le killer ne peut pas être payé avant l’exécution de la vioque. C’est un problème. En guise de caution, il suggère de s’amuser avec Dottie (12-13 ans), vierge mais pas vraiment farouche. Tout ceci se terminera dans un bain de sang et l’affaire qui paraissait limpide se complique à loisir.

Friedkin revient en pleine forme. Nous sommes dans un monde de ploucs américains, prêts à tuer père et mère (c’est le cas de le dire) pour ramasser la galette. A côte des cerveaux malades de cette famille sans morale, celui du flic paraît presque logique, c’est dire. L’image est bonne, les acteurs son excellents, surtout Mc Conaughey et Emile Hirsch. Ce polar crépusculaire et déjanté permet à Mc Conaughey de transformer son retour dans les bonnes productions après La défense Lincoln.