Jo Vargas

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Le réalisme pointe à nouveau le nez sur les cimaises parisiennes. Mais Jo Vargas n’a pas attendu ce regain d’intérêt pour la figuration. Elle mène depuis belle lurette une oeuvre qui flirte avec la figuration narrative et on perçoit dans son travail que Pignon-Ernest n’est pas très loin. Néanmoins l’académisme n’est pas le fort de Vargas. Chez elle, l’image est présente mais perturbée, souvent, et parfois enfouie sous les signes.

Nous avions découvert ce travail à l’occasion d’une suite de toiles autour du personnage de Dashiell Hammet ; les toiles étaient travaillées à l’acrilyque noire et bleue. Par endroits, des fragments de plastique collés intervenaient. Dash restait planqué derrière son mystère, dépositaire d’une écriture magique et d’un background politique peu en vogue à l’époque de sa notoriété. Puis Jo Vargas a proposé un travail monumental sur la guerre de 14 , les grands formats faisant leur apparition. Le trait se révéla plus fin, au plus proche de l’homme et de ses souffrances. L’utilisation des grands formats révéla également qu’elle ne refusait pas le défi des grands espaces. Le dessin, toujours présent dans son travail, apparut plus présent qu’auparavant. Les fusains, maniés d’une main subtile et amoureuse, annonçaient l’accrochage suivant consacré à Virginia Woolf. Là aussi, la finesse du trait de Vargas fit merveille autour d’un visage trop connu mais travaillé ici non pas en tant qu’icône mais comme celui d’une femme proche mais tourmentée.

Ces jours-ci, Jo Vargas propose des toiles et des dessins récents qui caracolent autour des thèmes déjà cités. Des boîtes à deux niveaux font leur apparition mais, au risque de me répéter, je dois avouer que l’oeuvre dessinée se hisse à un très haut niveau. Tous ceux qui ont aimé Pignon- Ernest voire les dessins à la mine de plomb de Guinan trouveront dans cette exposition de quoi alimenter leur passion figurative. J’ai moins parlé de la peinture que des dessins car, curieusement, l’oeuvre peint de Vargas respire mieux sur les très grands formats et je recommande à nouveaux les magnifiques toiles consacrées à la boucherie qu’on appelle Grande Guerre.

Chez Andrieu, 9 rue Lalande 75014 Paris.

On peut en causer

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Rock Hardi.

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Marion Brunet / Vanda / Albin-Michel.

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Moi chez SKA.

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Barbès trilogie chroniqué à Le polar sonne toujours 2 fois

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Le soleil sur ma tête par Geovani Martins / Gallimard.

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Nuit sombre et sacrée par Michael Connelly / Calmann-Lévy.

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Jimmy.

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La fièvre de Sandor Jaszberényi / Mirobole.

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Martin et Malet.

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Nicolas et Mouloud.

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Dragged Across Concrete de Craig Zahler.

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Nevada de Laure de Clermont-Tonnerre.

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The miracle of Sargasso Sea de Syllas Tzoumerkas.