Jeux de mots par Ed Mc Bain / Presses de la Cité

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Le 19 janvier, un roman de Mc Bain parait en France ; il s’agit de l’avant-dernier livre rédigé par l’écrivain. Chez nous, il fait suite au catastrophique Frumieux Bandagrippe.
Quand Mc Bain, frappé de jeunisme aïgu, s’est cru obligé de parler du show bizz en essayant de faire de l’humour. Bien entendu, la critique qui sait peu lire, s’est extasiée sur cette chose mineure. On retrouve ici notre cher 87eme district et des intrigues se nouent entre les inspecteurs et les femmes du commissariat ; tous les vaillants guerriers sont confrontés à des histoires de cul. Bref, nous sommes rentrés à la maison. Mieux encore, notre vieil ami Le Sourdingue, crapule de haut vol, insaisissable, est de retour et entreprend de faire tourner en bourrique Carella et ses amis. Pour l’aider, un garçon qu’on aime bien : Shakespeare. Le Sourd balance des anagrammes du dramaturge aux flics et laisse entrevoir qu’il va faire très mal. Carella , pendant ce temps, prépare les mariages conjoints de sa soeur et de sa mère qui s’est trouvée un rital disponible. Je n’en dis pas plus mais les dialogues crépitent et, du coup, nous sommes curieux de lire le dernier roman écrit par Mc Bain avant sa mort. Sans retrouver la grâce et la noirceur de Nocturne et de Cité de la nuit, ces Jeux de mots ont bonne allure et nous permettent d’oublier Lewis Carroll et son Bandagrippe. N’oubliez pas : ça parait le 19 janvier 2006.