Jean-Pierre Deloux est mort.

Publié

Jean-Pierre Deloux, né en 1944, est mort le mois dernier des conséquences d’une insuffisance respiratoire. Jeune homme, il avait arpenté, avec son ami François Guérif, les Grands Boulevards en quète d’un film inconnu, d’un western planqué, d’un thriller inédit.

Toute sa vie aura été marquée par cette double attraction cinéma-littérature. Il se fit connaître comme attaché de presse de nombreux films réputés difficiles et comme co-scénariste de Bénazéraf et Scandelari. Puis il s’oriente vers le journalisme mais c’est comme collaborateur et co-rédac chef à Polar que nous le découvrons. Il réalise, pour cette revue, créée par François Guérif, de nombreux dossiers consacrés aux écrivains qu’il aimait et notamment Jim Thompson, David Goodis, Jean Patrick Manchette, James Caïn, James Ellroy. Il avait eu la gentillesse de s’intéresser à mon cas dans le numéro 17 et je n’ai pas oublié. Outre ses collaborations à la revue Polar, on peut lire son Hammett (Le Rocher, 1994) et Quentin Tarentino fils de pulp ( FN, 1998). Son écriture était flamboyante, sinueuse mais toujours juste quant au fond. Ce sont des gens comme lui et Lebrun qui, durant de longues années, se sont chargés de notre initiation au genre noir. De bons profs, à mon sens.