Jazz et Polar par Bob Garcia / Laurent Debarre

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Il fallait que quelqu’un s’y colle et c’est Garcia qui dégaine le premier. Deux genres, donc. L’un musical, l’autre littéraire. La connivence n’est pas d’aujourd’hui mais ça valait la peine de répertorier, à l’aide d’exemples, les nombreuses connections, citations, et bien sûr, les récits dont l’objet même est le jazz. Bob Garcia a classé ses extraits en plusieurs chapîtres : la pute et le mac, le clodo, jazz et sexe, drogue et alcool, la bande-son, la psychanalyse par le jazz, jazz et humour, mise en abîme.

Il a édifié une bibliothèque importante sur le sujet dont la plupart des ouvrages sont commentés. Bob propose comme appelation générique le polar-jazz qui, donc, fait genre. Sous ce sigle, de nombreux textes apparaissent mais c’est Baby Sister de Chester Himes qui remporte, selon lui, la médaille de modèle ultime. Ce n’est pas un mauvais choix. J’ai découvert quelques titres dont j’ignorais tout et, notamment, Music from a distant room de Stephanie Johnson paru chez Vintage en 2004. L’intérêt premier d’un livre comme celui-ci est de susciter des découvertes chez le lecteur qui se précipitera ensuite sur internet pour dégotter l’incunable.

Jazz et Polar sera probablement réédité et, si c’est le cas, je lirais volontiers quelques mini-interviews de musiciens sur le genre noir. Après tout, sans eux, le polar serait bien plus monolithique.

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