Jazz et Polar par Bob Garcia / Laurent Debarre

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Il fallait que quelqu’un s’y colle et c’est Garcia qui dégaine le premier. Deux genres, donc. L’un musical, l’autre littéraire. La connivence n’est pas d’aujourd’hui mais ça valait la peine de répertorier, à l’aide d’exemples, les nombreuses connections, citations, et bien sûr, les récits dont l’objet même est le jazz. Bob Garcia a classé ses extraits en plusieurs chapîtres : la pute et le mac, le clodo, jazz et sexe, drogue et alcool, la bande-son, la psychanalyse par le jazz, jazz et humour, mise en abîme.

Il a édifié une bibliothèque importante sur le sujet dont la plupart des ouvrages sont commentés. Bob propose comme appelation générique le polar-jazz qui, donc, fait genre. Sous ce sigle, de nombreux textes apparaissent mais c’est Baby Sister de Chester Himes qui remporte, selon lui, la médaille de modèle ultime. Ce n’est pas un mauvais choix. J’ai découvert quelques titres dont j’ignorais tout et, notamment, Music from a distant room de Stephanie Johnson paru chez Vintage en 2004. L’intérêt premier d’un livre comme celui-ci est de susciter des découvertes chez le lecteur qui se précipitera ensuite sur internet pour dégotter l’incunable.

Jazz et Polar sera probablement réédité et, si c’est le cas, je lirais volontiers quelques mini-interviews de musiciens sur le genre noir. Après tout, sans eux, le polar serait bien plus monolithique.

On peut en causer

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Little America par Henry Bromell / Gallmeister.

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Comancheria de David Mackenzie (DVD).

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Le big boss par Bill James / Rivages.

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Le Poulpe court toujours / Baleine.

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La loterie par Miles Hyman, d’après Shirley Jackson / Casterman.

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Joli Paris par Dominique Corbasson / Milan.

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Mingus Erectus.

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Le Vieux Saltimbanque par Jim Harrison / Flammarion.

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Pandora n°2.

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Marconi Park par Ake Edwardson / JC Lattès.

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Western Colors.

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Beat Generation.

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Autour de Chet / Decca.