Irving Penn.

Publié

Le Grand Palais propose depuis septembre une rétrospective du photographe Irving Penn décédé en 2009. L’image forte qui nous reste de Penn est celle de son travail effectué pour Vogue où il créa un genre graphique de qualité nouvelle et des fonds gris froissés qui restent dans l’oeil. Richard Avedon prendra la suite de Penn et poussera le principe à bout en proposant modèles et portraits sur des fonds uniformément blancs.
Ici, le commissaire d’expo nous montre aussi des moment de l’histoire de Penn peu connus. Notamment sa série des petits métiers qui sera, elle aussi, reprise par Avedon et qu’on a pu voir au Jeu de Paume. Les portraits classiques souvent consacrés à des célébrités sont réussis et sans chichis. Celui qui m’a marqué est consacré à Carson Mc Cullers. Les nus sont sans intérêt comme toujours s’agissant de cet exercice. La série Cuzco, tournée dans un village des Andes, est réalisée avec le même soin que celle des portraits de célébrités. Les paysans prennent la pose avec fierté et les images sont réussies car débarrassées du sensationnalisme. Les dernières séries des cigarettes, militante, et des natures mortes sont passe-partout.