Hunger par Steve Mc Queen.

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<img603|center1981, Irlande du Nord. Dans la prison de Maze, le gouvernement entasse les militants de l’IRA. Qui se font régulièrement casser la gueule par les gardiens. Deux nouveaux débarquent et refusent de porter l’uniforme de prisonnier synonyme pour eux de droit commun. Ce qu’ils ne sont pas. Ils vivent donc nus, une couverture sur le dos. Bobby Sands, leader politique, emprisonné lui aussi, les contacte. La direction leur propose des vêtements civils complètements ridicules, dans des couleurs grotesques. Les deux prisonniers déclenchent une émeute qui touche tous les prisonniers, suivie par une répression interne violente. Bobby Sands comprend alors qu’il doit faire le maxi pour obtenir de la direction un statut spécial concernant les détenus de l’IRA. Il fait venir le père Moran, sympathisant du mouvement, mais supporter d’une négociation. Sands lui annonce qu’il va commencer une grêve de la faim. Et après lui, d’autres prendont le relais.

Steve Mc Queen a concocté un film dur, sans concession. Il filme au plus près ces hommes qui souffrent et, particulièrement, l’agonie de Bobby. Le plan très long qui oppose Bobby Sands et le curé est remarquable car les choses qu’ils disent font le point, au niveau de l’expérience, de toutes les idées circulant dans les têtes des militants irlandais. Ce film ne ressemble à aucun film connu car prenant à contre-pied les films de prison qui voient régulièrement des types malins et sympas organiser une évasion, des combines pour mieux manger, des combines pour se camer etc... Ici, nous sommes dans un lieu dont on ne s’échappe pas. La caméra y stationne, d’ailleurs, à l’exception de deux sorties concernant la vie peinarde d’un gardien sadique qui sera éliminé par l’IRA. Pour ce film, Mc Queen a obtenu la Caméra d’Or à Cannes et c’est amplement justifié.1981, Irlande du Nord. Dans la prison de Maze, le gouvernement entasse les militants de l’IRA. Qui se font régulièrement casser la gueule par les gardiens. Deux nouveaux débarquent et refusent de porter l’uniforme de prisonnier synonyme pour eux de droit commun. Ce qu’ils ne sont pas. Ils vivent donc nus, une couverture sur le dos. Bobby Sands, leader politique, emprisonné lui aussi, les contacte. La direction leur propose des vêtements civils complètements ridicules, dans des couleurs grotesques. Les deux prisonniers déclenchent une émeute qui touche tous les prisonniers, suivie par une répression interne violente. Bobby Sands comprend alors qu’il doit faire le maxi pour obtenir de la direction un statut spécial concernant les détenus de l’IRA. Il fait venir le père Moran, sympathisant du mouvement, mais supporter d’une négociation. Sands lui annonce qu’il va commencer une grêve de la faim. Et après lui, d’autres prendont le relais.

Steve Mc Queen a concocté un film dur, sans concession. Il filme au plus près ces hommes qui souffrent et, particulièrement, l’agonie de Bobby. Le plan très long qui oppose Bobby Sands et le curé est remarquable car les choses qu’ils disent font le point, au niveau de l’expérience, de toutes les idées circulant dans les têtes des militants irlandais. Ce film ne ressemble à aucun film connu car prenant à contre-pied les films de prison qui voient régulièrement des types malins et sympas organiser une évasion, des combines pour mieux manger, des combines pour se camer etc... Ici, nous sommes dans un lieu dont on ne s’échappe pas. La caméra y stationne, d’ailleurs, à l’exception de deux sorties concernant la vie peinarde d’un gardien sadique qui sera éliminé par l’IRA. Pour ce film, Mc Queen a obtenu la Caméra d’Or à Cannes et c’est amplement justifié.1981, Irlande du Nord. Dans la prison de Maze, le gouvernement entasse les militants de l’IRA. Qui se font régulièrement casser la gueule par les gardiens. Deux nouveaux débarquent et refusent de porter l’uniforme de prisonnier synonyme pour eux de droit commun. Ce qu’ils ne sont pas. Ils vivent donc nus, une couverture sur le dos. Bobby Sands, leader politique, emprisonné lui aussi, les contacte. La direction leur propose des vêtements civils complètements ridicules, dans des couleurs grotesques. Les deux prisonniers déclenchent une émeute qui touche tous les prisonniers, suivie par une répression interne violente. Bobby Sands comprend alors qu’il doit faire le maxi pour obtenir de la direction un statut spécial concernant les détenus de l’IRA. Il fait venir le père Moran, sympathisant du mouvement, mais supporter d’une négociation. Sands lui annonce qu’il va commencer une grêve de la faim. Et après lui, d’autres prendont le relais.

Steve Mc Queen a concocté un film dur, sans concession. Il filme au plus près ces hommes qui souffrent et, particulièrement, l’agonie de Bobby. Le plan très long qui oppose Bobby Sands et le curé est remarquable car les choses qu’ils disent font le point, au niveau de l’expérience, de toutes les idées circulant dans les têtes des militants irlandais. Ce film ne ressemble à aucun film connu car prenant à contre-pied les films de prison qui voient régulièrement des types malins et sympas organiser une évasion, des combines pour mieux manger, des combines pour se camer etc... Ici, nous sommes dans un lieu dont on ne s’échappe pas. La caméra y stationne, d’ailleurs, à l’exception de deux sorties concernant la vie peinarde d’un gardien sadique qui sera éliminé par l’IRA. Pour ce film, Mc Queen a obtenu la Caméra d’Or à Cannes et c’est amplement justifié.