Harlem in my heart.

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Martine Barrat est photographe. Elle est partie vivre à New York en 1968.
Elle a travaillé sur les gangs, en vidéo, mais elle est surtout connue en France pour son livre, Do or Die, sur les jeunes boxeurs du Bronx. Latinos et Blacks des quartiers pauvres étaient montrés dans les vestiaires, près du ring, paradant pour les copains, à la pesée. Ce reportage magnifique reste une référence sur le sport et la communauté noire américaine.

Aujourd’hui, à la Maison Européenne de la Photographie, Martine Barrat montre quelques photos issues de cette série mais son nouveau sujet est resserré sur Harlem et, particulièrement, les enfants Noirs de Harlem.

Contorsionnés sur de la break dance, veillant une grand’mère mourrante, assis en bord de piscine, sapés comme des princes pour l’église du dimanche matin, ils sont là, les gamins, plein de vie, de gravité, d’énergie. Quelques images sont également consacrées à des vieillards qui discutent le bout de gras dans des cafés-refuges. Le sujet parait facile et photogénique, certes. Mais chez Barrat, il se passe quelque chose de formidable sur chaque cliché. Elle échappe ainsi à la facilité, au train-train. Dans un coin de l’expo, la photographe a installé des coupures de journaux, des photos de copains de Harlem, de vieux tickets de concerts. Une vidéo réalisée par ses soins montre des Blacks revenus de tout, installés autour d’un verre et discutant de n’importe quoi.

Nous attendons le livre Harlem in my heart car, bizarrement, aucune reproduction de la photographe n’était à vendre sur place.

On peut en causer

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