Hanni El Khatib.

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Hanni El Khatib

L’album d’Hanni El Khatib se nomme Will The Guns Come Out. Dans un premier temps j’ai cru à l’écoute de Dead Wrong (ambiance sixties frelatée) qu’il s’agissait d’un remake de Jonathan Richman. Mais non. El Khatib est un rocker démantibulé qui avance, guitare acoustique en mains, et donne à sa voix, à ses mots, une tension inaccoutumée. Parfois une Gibson couine en retrait, un banjo donne de la caisse mais l’ensemble confine au minimalisme. La prise de son laisse les instruments exister sans nettoyage, un peu comme sur certains morceaux d’Amy Winehouse. Pour le reste, l’ambiance est Noire, on n’est pas là pour rigoler : Build. Destroy. Rebuild, Dead Wrong, Heartbreak Hotel, Garbage City, You Rascal You.

On attendait El Khatib sur les reprises de You Rascal You (Vieille Canaille) où il impose un beat lourd martelé et Heartbreak Hotel à la diction flutée pré-dépressive. Tout ceci tient aussi par la grâce du traitement de la voix qui se plie à la réverb, au vocoider.

Hanni El Khatib débarque donc dans le rock comme naguère Chris Isaak frappait aux portes du Rock épique. Retour aux sources, certes, mais en passant les titres à la broyeuse. J’adore.

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