Fleshmarket close par Ian Rankin / Le Masque

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Trois enquètes sont menées parallèlement dans ce roman. Deux squelettes, une mère, un enfant, sont retrouvés coulés dans le béton d’une cave. Un immigré est tué dans une cité d’Edimbourg. Une jeune fille dont la soeur s’est suicidée a disparue.
On verra que les trois affaires sont entremélées, pas forcément de façon directe. A l’image du dernier livre d’Edwardson, ce roman est traversé de part en part par les problêmes liés à l’immigration, qu’elle soit officielle ou clandestine. Assez curieusement, Edwardson se montrait plus subtil et plus fort émotionnellement que Rankin.

John Rebus, relégué avec Siobhan Clarke dans un commissariat de quartier, arrive à coller à ces crimes car la police écossaise manque de bras. Il parvient à pénétrer sans problême majeur dans des centres de rétention réservés aux sans-papiers, se prend d’affection pour une militante pro-immigrés pendant que Siobhan recherche activement la jeune fille disparue. On nous montre également comment fonctionnent les filières d’immigration, comment les étrangers sont exploités, comment la population écossaise les redoute.

Tout ceci est politiquement correct. Mais peu à peu ces différentes enquètes qui n’en finissent pas lassent et font naître le désintérêt. Le livre, près de 500 pages, est beaucoup trop gros. C’est le problême de Ian Rankin : un manque de vivacité, d’efficacité dans le récit. Nota : Rebus et Siobhan se jalousent mutuellement mais toujours pas de sexe entre eux. Je commence à désespérer.