Echo Park par Michael Connelly / Little, Brown and Company, N.Y.

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Oui, c’est le dernier roman policier de Michael. J’insiste sur le mot policier car ils sont nombreux : Harry Bosch, Rachel Walling, Abel Pratt, Kiz Rider, Freddy Olivas, ceux qui enquètent sur leurs amis qui ont tiré, ceux qui meurent. Ils est bon que les lecteurs qui souhaitent s’engager au LAPD lisent ce livre. Quoi de neuf ? Un tueur en série (tiens, tiens) mais attention : le type est déjà en taule quand Harry Bosch prend l’affaire en mains. Est-ce le bon tueur, me direz-vous ? Voilà l’astuce car je répond oui et non à la fois. Harry retrouve un bon vieux tunnel puant comme ceux qu’il fréquenta au Vietnam et l’affaire se termine entre passé et avenir plutôt serein, car Bosch et ses copines sont prêts pour un futur roman.

Côté background, il faut suivre Harry aux quatre coins de L.A. avec force description des lieux traversés et des lieux à investir ce qui est peine perdue car notre connaissance de Los Angeles est assez embryonnaire.
Côté sentiments, Harry nous épargne cette fois-ci la fifille, la mère de la fille ( pense-t-elle à lui ?), ses problêmes avec l’alcool. Seule Rachel Walling, qu’on avait perdu de vue, reviens baiser entre deux enquètes. Faut bien que le corps exulte.

Le problême avec un roman policier, c’est l’enquète. S’il n’y en avait pas ce ne serait plus un roman policier, bien entendu, mais parfois c’est très long, surtout quand l’enquète se fait au bureau, au milieu de la paperasse. Vers la page 180, ça commence à s’agiter. Bon, vous avez compris : c’est pas la révolution. Mais le but du roman policier ne consiste pas à bouger les choses, l’idée c’est plutôt de proposer un bon vieux fauteuil que les lecteurs affectionnent et de dérouler. Les fans d’Harry Bosch seront enchantés, les autres moins. Tout ceci n’a évidemment rien à voir avec le chef d’oeuvre 2007 : Manhattan Grand Angle.

Ce livre paraît en France avant l’été.