Dans la brume électrique par Bertrand Tavernier.

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Dave Robicheaux, flic d’une petite bourgade près de la Nouvelle Orléans, enquête sur deux meurtres de jeunes filles commis par un sadique. D’autre part, un ancien caïd de la région est de retour dans le bled avec une production hollywoodienne qui tourne un film en compagnie d’une star masculine de l’écran.

Dave fait marcher avec Baptiste sa boutique d’appâts pour la pêche, de façon à arrondir les fins de mois. Sa femme est sympathique et Alafair, sa fille adoptive, compte pour lui.

Le bayou est bien filmé, Dave se bat contre le mal, Buddy Guy se tire correctement de son petit rôle et les morts confédérés qui apparaissent en costumes d’époque sont bien intégrés dans les images. Bref, ça roule. Il y a néanmoins deux soucis. Le premier est qu’à aucun moment on n’est vraiment embarqué émotionnellement par cette histoire. Là où Frozen River, Gomorra et Welcome jouaient intelligemment sur notre empathie, le film de Tavernier n’offre qu’une affaire bien léchée. Le second point découle du premier : faut-il porter Burke à l’écran ?

Ceux qui lisent Burke depuis longtemps savent que l’écriture, l’univers, les personnages, les histoires foisonnantes de personnages qu’il narre sont tout sauf des synopsis dorés sur tranches. On ne pouvait pas faire mieux à l’image sur ce sujet. Le reste, ce qui manque donc, vous le trouverez dans les livres de l’écrivain.