D’ombre et de lumière par John Harvey / Rivages

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Elder, flic anglais retiré des voitures en Cornouailles, accepte de renconter son ex, Joanne, ce qui lui permettra de voir sa fille qui vit sa vie dans la capitale provinciale. Joanne demande à Elder de donner un coup de main à l’une de ses amies, Jennie Preston, dont la soeur quinquagenaire, Claire, a disparu. Celle-ci est de retour, quelques temps plus tard, dans sa maison mais morte. Elle a été déposée sur son lit avec délicatesse. Cette affaire renvoie Elder à une autre de même facture et non résolue (en 1965). Du coup, il travaillera en parallèle d’une amie policière pour faire le lien sur ces deux décès. Et bien vite, il s’aperçoit que Claire utilisait le web pour rencontrer des hommes.

Avec Elder, John Harvey s’éloigne des sujets sociaux chers à Resnick et retrouve un certain classicisme d’intrigue qui le rapproche du roman anglais mainstream : Rankin et Robinson. Pourquoi pas ? Cette histoire est bien menée et la vie du flic est toujours omniprésente dans les intrigues : va-t-il renouer avec Joanne, Katherine, sa fille, s’éloigne-t-elle de lui, son amie policière a des soucis avec les mecs. Pourquoi ?

Resnick fait ici une petite apparition et l’on se prend à regretter l’âpreté, la pourriture et la détresse qui l’accompagnaient dans les quartiers démunis de la province anglaise, du côté de Nottingham.