Comme des chiens par Mark Billingham / Le Masque.

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Billingham a retrouvé l’inspiration déployée dans Dernier Battement de cil. Nous sommes toujours à Londres et Thorne, son inspecteur préféré, se propose d’infiltrer la communauté ses sans-abris car un cinglé s’est mis en tête d’éliminer certains d’entre eux d’une façon sauvage : à coups de tatane. Ca fait très mal et on en meurt.

Thorne plonge donc au centre de la détresse quotidienne et c’est la partie la plus réussie du livre. En fait, les SDF assassinés sont liés par un souvenir cruel de leur passé. Nous ne sommes pas terrassés par la subtilité de l’intrigue mais elle tient la route. Comme Rankin et Harvey avant lui, Billingham se penche donc sur les maux de la société anglaise et les laissés-pour-compte du capitalisme sauvage. L’auteur s’attache particulièrement à un jeune couple de junkies, avides d’en sortir mais scotchés à la rue et à la came. Tout ceci part d’un bon sentiment et, après des années de polar en laboratoire, on ne va pas se plaindre de l’irruption du réel chez les britanniques.

Certains, dont je suis, apprécieront d’échapper à l’enquète lambda, dans la mesure ou Horne joue le jeu compliqué d’une taupe empathique mais sommée de fournir des résultats. Un bon point, donc, pour Billingham.

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