Cold in hand par John Harvey / Rivages.

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kellogg

Charlie Resnick est revenu. Il n’est pas loin de la retraite mais vit avec Lynn Kellogg, sa collègue, qui lui apporte jeunesse et stabilité.
A la Saint Valentin, Lynn est blessée dans une rixe de rue. Une jeune fille y trouve la mort et Resnick fait partie de l’équipe chargée de cette affaire. Bien vite la provenance et la nature de l’arme (un Baikal semi-automatique) font problême. Dans le même temps, Lynn essaie de protéger une femme immigrée, témoin d’un crime sordide perpétué dans un salon de massage. Un évènement tragique va faire éclater le quotidien des flics de Nottingham. Karen Shields, Black et policière, débarque sur leurs terres et reprend les enquêtes à zéro.
Au début, j’ai peur pour Harvey : piano, trop piano. Mais il trouve une idée qui jette sur l’ensemble une chappe de peur bienvenue. Partant de là, il campe une fliquesse intéressante sans larguer Charlie dans un hospice ou un jardin ouvrier. Donc, on le reverra. La police n’est pas ménagée, surtout celle qui croit tout inventer derrière des ordinateurs. Cette double intrigue est bien menée, sans angélisme, et John se positionne dans le groupuscule des écrivains-à-enquètes, d’autant que Rebus et Wallander dégagent.