Barney et la note bleue par Loustal et Paringaux / Casterman.

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Il s’agit de la réédition du livre éponyme paru en 1987. On se souvient qu’il fallait acquérir séparément le 30 cm vinyl, bande-son de l’album. Première constatation, la présente livraison inclue le CD dans le livre. Bonne idée. D’autre part, si la BD est identique, elle est enrichie d’un texte de Francis Marmande replaçant Barney Wilen dans l’époque qui fut la sienne. Souvent réduit à sa collaboration avec Miles Davis (à l’instar de René Urtreger), il était bon de rappeler sa carrière. Au moment où parait l’album (en 87, donc), Wilen est vivant mais d’autres font l’actualité malgré son voyage en Afrique dont il tira Moshi. Du coup, le projecteur du show se braque sur lui quand sortent le livre et l’album tiré par quelques reprises de standards du jazz. Dans la foulée, le musicien enregistre des albums bien venus. Et ça continue car, l’année passée, on m’a offert un coffret posthume intitulé Premier chapitre 1954-1961 proposant trois disques.
A la fin de cette réédition, on trouve également quelques photos des acteurs de cette renaissance : Loustal, Paringaux (l’auteur) et Barney. Et des croquis, des esquisses. Bref, l’ensemble à bonne allure. J’oublie de préciser que cette BD est une bio romancée d’un musicien de jazz ressemblant beaucoup à Barney Wilen. Loustal a également revu la couverture d’origine à la façon d’une impression sérigraphiée en trois couleurs.