Bäckström par Leif Gw Persson / Rivages.

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Un soir d’été, Linda, jeune stagiaire dans une unité de police, est assassinée dans l’appartement de sa mère à Växjö. L’enquête est confiée à Bâckstrôm, commissaire basé à Stockholm. Celui-ci débarque dans la petite ville de province accompagné d’un staff d’enquêteurs qui ont tendance à penser que ceux du cru sont incapables. L’enquête du commissaire se limite à faire passer des tests ADN à la plupart des gens qui ont fréquenté Linda. Sa préoccupation principale étant de buller dans sa chambre d’hôtel en avalant des bières.

Raciste, idiot et prétentieux, on comprend rapidement qu’il aura du mal à se dépêtrer de cette affaire. Persson a une façon d’écrire très agaçante dans la mesure où il rédige en italique ce que ses personnages pensent alors qu’ils disent exactement le contraire. Le principe est niais et montre les limites de l’écrivain. Passé ce tic d’écriture, l’humour à froid de l’auteur peut séduire. D’autant qu’il sait camper ses différents personnages, tous peu sympathiques en vérité. Persson livre à sa façon une photographie de la société suédoise qu’il traite à l’aide d’un humour grinçant, là où Mankell montrait clairement son effarement. On peut donc dire que Persson fait montre d’une bonne santé critique dans un contexte sociétal qui se dégrade.