Au bout de la nuit par David Ayer.

Publié

Ludlow, flic à Los Angeles, fait partie d’une brigade qui n’hésite pas sur les méthodes pour faire règner la loi dans la cité. Il est mélé contre son gré à la mort de son ancien équipier. Dès lors, partagé entre le désir d’échapper à l’IGS et celui de venger son pote black, il parcourt Los Angeles, telle une bombe lachée dans la foule, bourré de regrets et bouffi de vengeance.

Ce film est la mise en images d’une double manipulation. L’innocence n’existe plus mais , malgré tout, Ludlow reste branché sur la lutte contre les méchants. Pas pourri, le garçon, mais franchement nerveux de la gâchette. Le scénario d’Ellroy est bien ficelé et renvoie à certains de ses premiers romans. David Ayer est un réalisateur efficace et son grand mérite est d’avoir su montrer Los Angeles sous tous les angles : apparts de luxe, banlieues pourries, communautés exacerbées contre tout, collines brûlées par le soleil, cadavres en putréfaction dans des cabanes de merde, violence des rues abandonnées aux gangs. On n’est pas au niveau du chef d’oeuvre mais il s’agit d’un bon polar, contrairement aux dires de la critique française qui préfère Desplechin, comme chacun sait. Forrest Wittaker est formidable en faux cul et Keanu Reeves parait un peu figé dans son jeu "de près".

On peut en causer

Publié

Honoré. Mai 1968 / Mai 2018.

Publié

Polaroid.

Publié

Pandora 4.

Publié

Libération 68.

Publié

L’été circulaire par Marion Brunet / Albin Michel

Publié

L’héritage des espions par John Le Carré / le Seuil.

Publié

Sur un mauvais adieu par Michael Connelly / Calmann Levy.

Publié

Le diable rebat les cartes par Ian Rankin / Le Masque.

Publié

Janvier noir par Alan Parks / Rivages.

Publié

Irving Penn.

Publié

Le monde d’après par Jean-Christophe Chauzy / Casterman.

Publié

No limit.

Publié

Les biffins à Evry.