A bout portant par Fred Cavayé.

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A bout portant

Samuel, aide infirmier, et son épouse, Nadia, attendent un enfant. Un homme renversé par une moto est amené dans le service du soignant. Il lui sauve la vie car un inconnu débranche le blessé mais Samuel intervient. Là-dessus Nadia est enlevée, à charge, s’il veut la récupérer, que son mari aide le blessé, Sartet, à sortir de l’hôpital.

Côté flics ça se tire dans les pattes. Tout le monde veut retrouver le duo qui part sur les jantes loin de l’hôpital. Sartet est un gangster recherché et Samuel veut sauver sa nana enceinte jusqu’aux yeux. Il vont devoir faire équipe bon gré, mal gré. Je vous passe les détails car c’est plus compliqué.

Il faut reconnaître que le filmage est excellent. Rapide, genre caméra à l’épaule, scènes de rue et de métro maitrisées. Le son est au point à l’exception des hurlements parlés. Lanvin, marmoréen mais bien. Roschdy Zem est impec, comme d’habitude.

Le mot est laché : habitude. Car c’est de ça dont il est question : on voit la même chose à la télévision avec des opérateurs moins bons et moins de fric sur la pellicule. Mais c’est très proche et, pour des spectateurs non cinéphiles, c’est kif kif. Je ne suis pas sûr que le public attende ce genre de film en se rendant au cinéma. On en veut plus côté polar grand écran. Là encore, regardons les américains. Même dans une histoire identique, ils auraient trouvé un ressort lacrimal moins téléphoné que la femme enceinte. Il faudra revoir Fred Cavayé qui avait fait paraître précédemment Pour Elle avec Vincent Lindon et Diane Kruger.