13 heures par Deon Meyer / Le Seuil.

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Benny Grissel, flic et africain du sud, est chargé de cornaquer de jeunes inspecteurs blacks et métis. Deux affaires tombent sur le service de Benny : une jeune fille américaine a été massacrée dans la rue par un goupe bi-ethnique et un responsable de label musical est trucidé dans son quartier et déposé dans sa maison. Dans les deux cas, les affaires sont délicates et urgentes : l’ambassade américaine pour l’un et les médias pour l’autre mettent la pression sur Benny et ses recrues qui doivent faire leurs preuves.

Rien de nouveau sous le soleil. A ceci près que Meyer la joue "suspense" à fond les manettes avec de courts chapîtres, les deux enquètes menées parallèlement et entrelacées. Néanmoins, l’intérêt du livre réside dans le regard que porte l’auteur sur la nouvelle Afrique du Sud. Il expose la frustration des métis, les guerres de clans dans la police : Zoulous contre Xosas, l’antagonisme noirs-blancs, le machisme des flics et tous les problêmes ethniques qui agitent ce pays.

Son personnage fétiche, Benny Grissel, ex-alcoolique, joueur de guitare basse, nostalgique de sa jeunesse, emporte l’adhésion. Bref, un roman non dénué d’intérêt mais pas pour les raisons habituelles. En choisissant l’enquète de police, Deon Meyer rentre dans le rang et se positionne sur la constellation Pelecanos-Connelly. Rien de honteux mais rien d’excitant non plus.