The night gardener par George Pelecanos / Hachette Book Group

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Il s’en passe à Washington. Et pour en rendre compte, Pelecanos a décidé de publier un livre choral. Genre très couru dans le cinéma français actuel. Plusieurs histoires s’entrelacent et se tournent autour. Ramone, un flic réglo, s’inquiète pour son fils qui a des problèmes scolaires. Holiday,ex-flic, boit sec et dirige une petite société de taxis mais il a la nostalgie du métier de policier. Cook, ex-sergent de la police, s’emmerde dans sa baraque et surveille la fréquence des flics pour avoir l’illusion d’une activité. Asa, un gamin de quatorze ans, est retrouvé mort dans un jardin communautaire. Djamal, un jeune amoureux d’une prostituée, se fait buter à la sortie d’une boîte. Roméo, dealer et apprenti gangster, rève de régner sur les rues de la ville en compagnie de son cousin.

Le problême avec les livres choral (choraux ???), c’est d’arriver à se souvenir des noms d’un chapître à l’autre, d’une part. Et à s’intéresser à des protagonistes au charisme inégal sans savoir où l’on va, d’autre part. On se demande qu’elle mouche a piqué Georgie pour qu’il se lance dans une entreprise pareille, lourde, voire laborieuse, après nous avoir gratifié du formidable Drama City, chroniqué chaleureusement sur ce site. Pelecanos, c’est ausi Anacostia River Blues, Un nommé Peter Karras, King Suckerman. Que du très bon.

Comme George est un bon garçon, il s’ingénie à proposer des fins résolutives à toutes ses putains d’intrigues parallèles et ça n’en finit plus. En définitive, le livre est dédié à plusieurs jeunes filles décédées et la police est chaleureusement remerciée. Oui, je sais, faudrait pas vieillir.