Menaces dans la nuit / Syros

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La "suite" des Doigts rouges, que j’annonçais voici quelque temps sur ce site, est parue. On retrouve donc Ricky, ses fausses pistes et surtout un background bien parisien, contrairement aux Doigts rouges, situé entièrement sur la Côte d’Azur. Ici, Ricky prend des cours de batterie et entend des voix à la nuit tombée. Bonne lecture.

L’idée d’écrire une suite est celle de Syros mais pourquoi pas ? J’ai décidé de rester dans le domaine de la fausse piste qui était celui des Doigts rouges. Cela étant, cette petite fiction me paraît plus actuelle dans la mesure où toute l’action est située dans le centre de Paris. Ricky prend des cours de batterie, il emprunte le métro, la violence est plus précise. Au moment où je me préparais à écrire Les doigts rouges, j’ai pensé à l’illustrateur de l’époque : Loustal. C’est pour aller vers lui que j’ai choisi de situer l’histoire sur la côte d’Azur. En fait, je suis beaucoup plus citadin dans mes livres pour adultes et je pense que Menaces dans la nuit est plus proche de mon univers habituel.

L’idée du texte m’est venue en me rappelant mon enfance. J’habitais Versailles avec mes parents et nous étions logés dans un petit appartement de la rue de Noailles. Mon lit était collé à une cloison et le soir, en m’endormant, j’entendais parler mes voisins. Quant aux cours de batterie, c’est mon fils Antoine qui m’en a donné l’idée, étant lui aussi apprenti-batteur. Je ne sais trop si l’on tue toujours des animaux aux abattoirs de la Villette mais durant mon enfance ce lieu déclenchait en moi une forte appréhension. D’ailleurs le mot abattoir en soi est inquiétant, non ?