Jacques Monory / Galerie Maeght

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Parallèlement à l’expo organisée au Mac/Val de Vitry, Maeght propose des toiles du peintre datées des années 70. Quand les formats pouvaient encore s’accrocher chez les particuliers. Avant, donc, les formats immenses dédiés aux musées. Les toiles sont issues de deux séries : Death Valley (1975) et Catastrophe (1976). On y retrouve aussi 3000 bombes (un pont vietnamien) et le bonze en feu de la série Souvenir. Les Catastrophes proposent des avions fracassés, des voitures en feu, des décombres de bord de mer. La death valley, mortifère et désertique, n’a pas bougé en trente ans. Toujours d’actualité ? Bien sûr car ces avions en miettes, ce feu, cette violence, renvoient au 11 septembre. L’expo aurait pu s’intituler Ground Zero, c’est peu dire. Monory travaillait en bleu, évidemment, mais le magenta pointait le bout du nez. Cette peinture glaçée qui parle de mort et de solitude accompagne depuis 40 ans les textes du polar. Sans sourire, Monory démonte le siècle, balançant aux quatre coins de la toile les pièces de son Meccano. Vous aimerez ça.