Suburra par Cataldo et Bonini / Métailié.

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En Italie, Samouraï, truand historique sans états d’âme, prépare un bétonnage immobilier depuis Rome jusqu’à la côte, vers Ostie. Il compte sur un député pourri, Malgradi, pour faire passer le projet à la chambre des députés. C’est évidemment le coup d’une vie car Samouraï garde en tête le fameux front de mer aperçu dans Boardwalk Empire. Il faut, pour qu’il arrive à ses fins, que les différentes factions de la truanderie se mettent au diapason. Mais vous savez comment sont les gangsters : à la tête, ça pense, mais dans la rue, ils sont un peu juste côté ciboulot. Donc, ça canarde à tout va. Mais que fait la police ? Justement, le duo d’auteurs a inventé une sorte de flic intègre, Marco Malatesta, qui va essayer de faire déjouer le projet grandiose cité plus haut.
Nous sommes en Italie, donc tout le monde est dégueulasse, clergé compris. Même Marco, un peu à gauche, mais pas assez pour être vraiment sauvé. Nous avons une impression de déjà-vu avec ce livre car Cataldo tourne autour du sujet Rome-ville-pourrie depuis un bon moment. Dans le texte fourni par le service de presse, on nous parle, au sujet de Cataldo et Bonini, de Balzac. Là, il va falloir se calmer. Et d’Ellroy. C’est mieux mais l’écriture est en deça. Et de Tarantino mais je ne vois pas du tout le rapport avec la choucroute, comme disent les jeunes.
Giancarlo de Cataldo sera à Quais du Polar à Lyon, du 1er au 3 avril.
On nous dit que le film tiré de ce roman est sorti le 9 décembre en France mais je l’ai raté.