Par le vent pleuré par Ron Rash / Le Seuil.

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En 1969, dans un bled des Appalaches, Sylva, les frères Eugène et Bill Matney découvrent l’existence du Flower People grâce à Ligeia. La jeune fille débarque de Floride et connait par coeur les groupes psychédéliques de la côte ouest, pourtant bien loin de la Floride. Elle connait aussi les drogues qui font planer et celles qui rapportent du fric. Eugène, en extase devant Ligeia, volera son grand-père médecin et fournira à la petite chienne les produits interdits qui plaisaient en 69. Quarante ans plus tard, des ossements sont retrouvés près de la rivière qui abritait les ébats du couple et il s’avère que ce sont ceux de la jeune fille.
Ron Rash a publié Le monde à l’endroit. Chef d’oeuvre. Et aussi Un pied au paradis et Une terre d’ombre. Grands livres. Alors avec celui-ci on redescend sur le plancher des vaches. Finalement, Rash est comme tous les écrivains. Il peut aussi faire des livres ordinaires. C’est une question de sujet. L’été de l’amour à la cambrousse, c’est pas l’idée du siècle. Je vous épargne les allers-retours incessants d’Eugène de la plage au cabinet du vieux et les minauderies de Ligeia qui fait sa chochotte. On attend le prochain roman de Rash, avec confiance malgré ce qui précède.