Dans son regard par Theodor Kallifatides / Rivages.

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Ce livre est tellement bordélique et mal foutu qu’il est pratiquement impossible à résumer. Qui plus est, s’agissant d’une enquête, on espère que la lumière soit clairement faite à la fin de l’ouvrage. Ce qui n’est pas le cas.
L’intrigue, vite fait : trois personnes sont exécutées par un professionnel. Kristina Vendel, policière, recherche l’assassin. Bien qu’elle ait le feu au cul, ce qui compromet sa clairvoyance, la justice passera.
Côté écriture, ça donne ça, page 295 : « Le plafond et les murs furent attirés l’un vers les autres, menaçant de les écraser, et la seule protection qui s’offrit à chacun d’eux fut le corps de l’autre, y pénétrer, y disparaître comme deux cierges de cire en feu qui se fondent en un seul ». Ou ceci, plus loin : « Dans cet univers-ci, il n’y avait qu’une chose à faire. S’ouvrir comme une pivoine en juillet ». Plus loin : « Elle mit ses mains en coupe autour de ce membre comme s’il était un oiselet en fuite ».
Avec les cierges, la pivoine et l’oiselet, nous avons manifestement affaire à un poète agricole. Qui est annoncé comme suédois naturalisé, ce qui ne grandit pas la Suède.